( d’après un fait vécu, tiré de l’ancien testament  )

(Avis aux personnes sensibles, ou susceptibles, le texte qui suit, contient plusieurs «images » contextuelles, favorisant selon nous, une meilleure compréhension du texte original, mais ne pouvant pas convenir à tous. Ce n’est donc pas le contenu intégral du texte biblique.  Nous vous recommandons fortement de consulter la version originale, dans un souci d’exactitude. La direction préfère vous prévenir et tient à vous remercier pour votre compréhension habituelle!)

  

Il était une fois, dans un lointain pays, un homme dont le nom était Jonas. Un jour son Seigneur lui demande de se rendre dans la grande ville de Ninive. Cette ville de 120 milles habitants, était dans un état lamentable. Il y régnait un tel désordre, de la méchanceté inqualifiable, (des choses qui ne se racontent pas aux petites oreilles fragiles d’un enfant, diraient certains…). Son Seigneur lui demanda d’aller dire haut et fort à la population de cette ville, qu’il en avait raz le bol de leur façon d’agir, de leur conduite, et qu’à moins d’un changement radical, Il allait tout faire disparaître.

Mais Jonas n’en avait rien à cirer. Il décide de s’enfuir en douce, comme une « colombe » ( c’est ce que son nom signifie), en passant par une ville du nom de Japho. Sa destination : Tarsis. Mais Jonas avait grandement sous-estimé son Seigneur, qui est son créateur après tout, le créateur de l’univers entier.

Le Seigneur de Jonas a un système de renseignements dernier cri, toujours à la fine pointe de Sa technologie, rien ne Lui échappe. Jonas se rend donc au port de la ville et s’informe afin de trouver un navire qui se rendait à Tarsis. Il achète son billet et il monte à bord.  Ce qui s’annonçait comme une gentille petite croisière, s’est vite transformé en véritable cauchemar pour les passagers et l’équipage.

On ne peut s’empêcher de penser à l’histoire du Titanic, sauf que, dans le cas présent, ce n’est pas un iceberg mais une tempête infernale qui rend le voyage particulièrement hasardeux. Un vent violent soulevait des vagues toutes aussi furieuses. Le navire risquait de sombrer à tout instant. Les matelots, des hommes aguerris qui en avaient pourtant vu d’autres, cachaient mal  la crainte qui les habitait. Dans un mouvement de panique, ils commencent à jeter par-dessus bord toutes sortes de choses afin d’alléger le bateau. Certains se mirent même à prier, selon leur croyance, on ne sait trop qui.

Jonas observait le tout et, fidèle à la folie qui l’habitait (le désire de fuir), il décide d’aller se réfugier dans la cale du navire. « Monsieur » trouve même le moyen de s’endormir profondément. Tout ce qui lui manquait c’était une petite carte sur laquelle on aurait pu lire :

 «  SVP !… ne pas déranger ».

Mais ça n’allait pas rester ainsi. Oh ! que non !… Le pilote du navire s’est vite aperçut du petit jeu de Jonas et il décide, pour employer une expression bien québécoise, de lui «  brasser la cage » un peu. Les propos du pilote auraient pu ressembler à quelque chose du genre:

«  Hé !… le malade !… excuse-moi de te déranger pendant ton roupillon mais… tu n’aurais pas remarqué par hasard, qu’il y a une sorte d’urgence météo dehors ?????… un petit vent à écorner les bœufs… des vaguelettes de quelques mètres… ??? ça brasse un peu et on risque de couler à pic… mais à part ça…tout va pour le mieux…on navigue dans la joie et le bonheur... on apprécierait beaucoup te voir participer aux festivités, en levant ton petit derrière d’abord et en priant ton Dieu par exemple… On ne sait jamais… Tout d’un coup qu’il répond !!!!… ça pourrait être profitable pour tout le monde !… ne crois-tu pas ????… » 

Ouf !… ça va mal pour Jonas et ce n’est pas fini, c’est rien qu’un début ( j’ai déjà entendu ça quelque part…).  Les marins, c’est bien connu, ont toutes sortes de superstitions, de rites, de croyances. Ca amène l’équipage à faire quelque chose qui s’apparente à « tirer la courte paille » pour déterminer qui du groupe, est le responsable de tout ça, qui a attiré le malheur sur ce bateau. Nous avons un gagnant !… ( We have a lucky winner!…) et c’est JONAS !!!!!… quel « hasard » !!!!!…

La réplique ne se fait pas attendre :

 «  Bon !… on niaisera pas… ok ?… alors tu vas nous expliquer, en deuxième vitesse,  ce qui se passe !…

ça vient de qui cette tempête de fou ?…, dans quoi tu trempes ?…, et tant qu’à faire… dis nous donc d’où tu viens, ta nationalité, de quelle organisation es-tu… etc. »

Jonas devait mettre, à l’instant, cartes sur table. On sentait que ses hôtes étaient « un peu » nerveux, impatients. Il leur dit qu’il est Hébreu, qu’il croit et vénère Dieu, que ce dernier est le créateur de tout, et qu’il avait décidé de foutre le camp afin d’être le plus loin possible de Lui, Dieu lui ayant confié une mission qu’il a refusé d’accomplir.

On pouvait lire la peur et la stupéfaction sur les visages de ceux qui l’écoutaient.  Une personne du groupe,  en proie à sauter un plomb, lui répond aussitôt :

«  QUOI ?… mais qu’est-ce qui t’es passé par la tête ??????… quel traitement on devrait te réserver pour que tout ça arrête ???… regarde !… la tempête prend de la force !… pis toi t’as trouvé le moyen de dormir ???? »

Jonas voyait  bien que les marins n’avaient pas envie de rire. Il leur dit en désespoir de cause :

 «  ben… tirez moi à l’eau !… tout ce qui arrive est de ma faute … et de cette façon, la tempête va se calmer… »

Pendant ce temps ils essayaient de regagner la terre ferme en ramant comme des forcenés,  mais les vagues les en empêchaient.

Les marins eurent l’idée de s’adresser à Dieu, à peu près dans ces mots :

«  Hé toi là haut !… Nous, on veut pas crever… et surtout pas à cause des imbécillités de cet homme… ne nous refile pas la facture de ses bêtises !… merci à l’avance !… nous sommes très conscients que c’est toi qui mènes et qui décides ! »

En moins de deux,  ils ont balancé Jonas à la mer qui s’apaisa aussitôt.( On peut commencer à estampiller ici, le mot MIRACLE, sans risque de se tromper.)

Ils furent très reconnaissants à Dieu, et ils n’ont pas manqué de le lui exprimer.

Contrairement aux apparences, Dieu n’a pas abandonné Jonas, car il se serait noyé à coup sûr, même si la mer s’était calmée. Il fit venir une créature de la mer, une sorte de monstre marin, un grand poisson… peu importe, on s’en balance, et la bête n’a fait qu’une bouchée de Jonas,

( GLOUP !… ) sans le tuer, sans lui faire de mal. En contre parti, il fut confiné au milieu des sucs gastriques de l’animal pendant trois jours et trois nuits. ( MIRACLE)

Essayons d’imaginer notre ami  dans l’estomac de cette créature marine. Il devait y avoir un bouquet d’odeurs tout à fait particulier (je vous ferai grâce des détails), et c’est sans parler de la noirceur des lieux. Il y a de quoi pousser un homme à « dire ses prières ».  Et c’est ce qu’il a fait.  Et ce n’était pas des paroles en l’air… car Dieu ordonna à la créature de vomir Jonas  sur la terre ferme. Probablement très soulageant pour la bête mais surtout pour Jonas.( MIRACLE)

Alors, Dieu s’adresse à lui :

«  Ok mon homme ! … pour la deuxième fois !… tu te lèves et tu embrayes en direction de Ninive et tu fais ce que je t’ai demandé … cette fois !!!! »

Pendant toute une  journée,  Jonas marcha dans la ville et, tel une automobile avec un gros haut-parleur sur le toit, il criait une annonce, qui n’avait rien d’une invitation à une soirée de bingo dans une salle paroissiale.

« ATTENTION !… ATTENTION !… Faites quelque chose! … réveillez-vous ! car dans quarante jours la ville va sauter !… je répète… la ville va sauter !… et c’est Dieu qui va s’en charger !… ATTENTION !… ATTENTION !…»

(on n’a pas trouvé le message intégral malheureusement…)

On aurait pu croire que Jonas aurait passé pour un illuminé, sous forte médication, en proie à une violente crise hystérique. Mais ce fut le contraire. Tout le monde l’a pris au sérieux. Même le maire de la ville a fait publier un décret, ordonnant à tout le monde de se plier à la volonté de Dieu, dans l’espoir de le voir changer ses plans de destruction massive. Dieu ne resta pas insensible à ce mouvement de masse, ce revirement, Il épargna la ville. Imaginez !… 120 milles personnes qui se tournent vers Lui en même temps (MIRACLE). 120 milles personnes!!!… WOW !… qui d’entre nous a déjà assisté à une conversion d’une telle envergure ????…

Moi j’ai déjà vu près de 200 personnes le faire en bloc et croyez-moi, c’était la fête !!!!… 

Mais voilà, Monsieur Jonas piqua sa crise.

«  Tiens !… je te l’avais  dit !… tu n’avais pas besoin de moi pour faire éclater ta puissance, ta gloire !…

Je le sais moi, de quoi tu es capable !… ne te demande pas pourquoi je ne voulais pas venir ici !…et puis… tue-moi donc !… je ne veux pas vivre ça plus longtemps !… »

Et Dieu de répondre :

«  On se calme…on se calme !… réfléchie à ce que tu dit avant de t’emporter de la sorte !… » 

Sur ces mots, Jonas tourna les talons et sorti de la ville, en direction « Est ». J’imagine qu’il n’était pas d’humeur à rire, et qu’il en a bougonné un coup. Sa vitesse de marche devait se situer quelque part entre la marche rapide et un début de course.

Il se fait une cabane et, bien installé à l’ombre, il observe ce qui se passe en ville. De plus Dieu fit croître un ricin, une plante avec des feuilles palmées (MIRACLE). La plante monta au-dessus de la tête de Jonas ce qui eut pour effet de lui donner de l’ombre.

 (Là j’entends les puristes : «  c’est impossible… une plante de cette taille ne pousse pas du jour au lendemain… et bla bla bla… » OK les «  smats  » on vous a entendu. Mais voilà nous croyons que pour Dieu rien n’est impossible. Un point c’est tout.  Le bourdon n’est pas supposé avoir la capacité de voler, selon les lois de la physique, mais voilà, la pauvre bête l’ignore et vole toujours !…)

Mais revenons à nos moutons.  La plante a poussé et elle fait de l’ombre sur la tête de Jonas. Dieu espère, que ça calmera la « poussée d’hormone » de notre ami. Ce dernier fut très satisfait de la présence de la plante.

Mais, il y a un mais, le lendemain !… Dieu  fit venir une bestiole rampante, qui s’apparente à un ver. Ce dernier piqua le ricin et la plante sécha. Un vent chaud de l’Est se lève en même temps que le soleil. Comme la plante n’était plus, Jonas attrapa un bon coup de chaleur car l’astre du jour lui plombait la calotte comme on dit chez nous. Les neurones surchauffés de Jonas se placèrent en mode d’urgence, provoquant un état de faiblesse généralisée sur lui. Encore une fois Jonas péta sa coche et dit à Dieu :

«  tue-moi !… cette vie ne m’intéresse  pas!…»

Dieu lui répond :

 «  Tu t’énerves à cause d’une plante ???… il y a de la lumière dans la maison mais personne n'y habite ou quoi ??... sais-tu vraiment ce que tu fais en ce moment????… »

Et Jonas de répliquer :

 «  OUI !… et jusqu’à ce que mort s’en suive! … »

Mais Dieu a toujours une bonne réponse :

«  alors écoute-moi bien, mon petit garçon!… tu pleures sur le sort d’une plante, qui ne t’a rien coûté en plantation, en entretien etc. Essaie pour le fun de faire pousser une plante en une nuit et la faire périr en une nuit. Il y a juste moi qui peut le faire ok ?… juste moi !…  Je n’ai pas de leçon à recevoir de toi. Pourquoi je n’épargnerais pas Ninive, une ville avec de nombreux animaux, dont les habitants donnent parfois l’impression que leur quotient intellectuel est comparable au degré de température d’une belle journée, en fahrenheit  !…»

 

Création Guy Vandal

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