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Il était une
fois, dans un lointain pays, un homme dont le nom était Jonas. Un
jour son Seigneur lui demande de se rendre dans la grande ville de
Ninive. Cette ville de 120 milles habitants, était dans un état
lamentable. Il y régnait un tel désordre, de la méchanceté
inqualifiable, (des choses qui ne se racontent pas aux petites
oreilles fragiles d’un enfant, diraient certains…). Son Seigneur lui
demanda d’aller dire haut et fort à la population de cette ville,
qu’il en avait raz le bol de leur façon d’agir, de leur conduite, et
qu’à moins d’un changement radical, Il allait tout faire
disparaître.
Mais Jonas
n’en avait rien à cirer. Il décide de s’enfuir en douce, comme une
« colombe » ( c’est ce que son nom signifie), en passant
par une ville du nom de Japho. Sa destination : Tarsis. Mais
Jonas avait grandement sous-estimé son Seigneur, qui est son
créateur après tout, le créateur de l’univers entier.
Le Seigneur de
Jonas a un système de renseignements dernier cri, toujours à la fine
pointe de Sa technologie, rien ne Lui échappe. Jonas se rend donc au
port de la ville et s’informe afin de trouver un navire qui se
rendait à Tarsis. Il achète son billet et il monte à bord. Ce
qui s’annonçait comme une gentille petite croisière, s’est vite
transformé en véritable cauchemar pour les passagers et
l’équipage.
On ne peut
s’empêcher de penser à l’histoire du Titanic, sauf que, dans le cas
présent, ce n’est pas un iceberg mais une tempête infernale qui rend
le voyage particulièrement hasardeux. Un vent violent soulevait des
vagues toutes aussi furieuses. Le navire risquait de sombrer à tout
instant. Les matelots, des hommes aguerris qui en avaient pourtant
vu d’autres, cachaient mal la crainte qui les habitait. Dans
un mouvement de panique, ils commencent à jeter par-dessus bord
toutes sortes de choses afin d’alléger le bateau. Certains se mirent
même à prier, selon leur croyance, on ne sait trop
qui.
Jonas
observait le tout et, fidèle à la folie qui l’habitait (le désire de
fuir), il décide d’aller se réfugier dans la cale du navire.
« Monsieur » trouve même le moyen de s’endormir profondément. Tout ce qui lui
manquait c’était une petite carte sur laquelle on aurait pu
lire :
« SVP !… ne pas
déranger ».
Mais ça n’allait
pas rester ainsi. Oh ! que non !… Le pilote du navire s’est vite
aperçut du petit jeu de Jonas et il décide, pour employer une
expression bien québécoise, de lui « brasser la cage » un
peu. Les propos du pilote auraient pu ressembler à quelque chose du
genre:
« Hé !… le malade !… excuse-moi de te
déranger pendant ton roupillon mais… tu n’aurais pas remarqué par
hasard, qu’il y a une sorte d’urgence météo dehors ?????… un petit
vent à écorner les bœufs… des vaguelettes de quelques mètres… ??? ça
brasse un peu et on risque de couler à pic… mais à part ça…tout va
pour le mieux…on navigue dans la joie et le bonheur... on
apprécierait beaucoup te voir participer aux festivités, en levant
ton petit derrière d’abord et en priant ton Dieu par exemple… On ne
sait jamais… Tout d’un coup qu’il répond !!!!… ça pourrait être
profitable pour tout le monde !… ne crois-tu pas
????… »
Ouf !… ça va
mal pour Jonas et ce n’est pas fini, c’est rien qu’un début ( j’ai
déjà entendu ça quelque part…). Les marins, c’est bien connu,
ont toutes sortes de superstitions, de rites, de croyances. Ca amène
l’équipage à faire quelque chose qui s’apparente à
« tirer la courte
paille » pour déterminer qui du groupe, est le responsable de
tout ça, qui a attiré le malheur sur ce bateau. Nous avons un
gagnant !… ( We have a lucky winner!…) et c’est JONAS !!!!!… quel
« hasard » !!!!!…
La réplique ne
se fait pas attendre :
« Bon
!… on niaisera pas… ok ?… alors tu vas nous expliquer, en deuxième
vitesse, ce qui se passe !…
ça vient de qui cette
tempête de fou ?…, dans quoi tu trempes ?…, et tant qu’à faire… dis
nous donc d’où tu viens, ta nationalité, de quelle organisation
es-tu… etc. »
Jonas devait
mettre, à l’instant, cartes sur table. On sentait que ses hôtes
étaient « un peu » nerveux, impatients. Il leur dit qu’il
est Hébreu, qu’il croit et vénère Dieu, que ce dernier est le
créateur de tout, et qu’il avait décidé de foutre le camp afin
d’être le plus loin possible de Lui, Dieu lui ayant confié une
mission qu’il a refusé d’accomplir.
On pouvait lire
la peur et la stupéfaction sur les visages de ceux qui
l’écoutaient. Une personne du groupe, en proie à sauter
un plomb, lui répond aussitôt :
«
QUOI ?… mais qu’est-ce qui t’es passé par la tête ??????… quel
traitement on devrait te réserver pour que tout ça arrête ???…
regarde !… la tempête prend de la force !… pis toi t’as trouvé le
moyen de dormir ???? »
Jonas voyait
bien que les marins n’avaient pas envie de rire. Il leur dit
en désespoir de cause :
« ben…
tirez moi à l’eau !… tout ce qui arrive est de ma faute … et de
cette façon, la tempête va se calmer… »
Pendant ce temps
ils essayaient de regagner la terre ferme en ramant comme des
forcenés, mais les vagues les en empêchaient.
Les marins
eurent l’idée de s’adresser à Dieu, à peu près dans ces mots :
« Hé toi là haut !…
Nous, on veut pas crever… et surtout pas à cause des imbécillités de
cet homme… ne nous refile pas la facture de ses bêtises !… merci à
l’avance !… nous sommes très conscients que c’est toi qui mènes et
qui décides ! »
En moins de
deux, ils ont balancé Jonas à la mer qui s’apaisa aussitôt.(
On peut commencer à estampiller ici, le mot MIRACLE, sans risque de
se tromper.)
Ils furent très
reconnaissants à Dieu, et ils n’ont pas manqué de le lui exprimer.
Contrairement
aux apparences, Dieu n’a pas abandonné Jonas, car il se serait noyé
à coup sûr, même si la mer s’était calmée. Il fit venir une créature
de la mer, une sorte de monstre
marin, un grand poisson… peu importe, on s’en balance, et la bête
n’a fait qu’une bouchée de Jonas,
( GLOUP !… )
sans le tuer, sans lui faire de mal. En contre parti, il fut confiné
au milieu des sucs gastriques de l’animal pendant trois jours et
trois nuits. ( MIRACLE)
Essayons
d’imaginer notre ami dans l’estomac de cette créature marine.
Il devait y avoir un bouquet d’odeurs tout à fait particulier (je
vous ferai grâce des détails), et c’est sans parler de la noirceur
des lieux. Il y a de quoi pousser un homme à « dire ses
prières ». Et c’est ce qu’il a fait. Et ce n’était
pas des paroles en l’air… car Dieu ordonna à la créature de vomir
Jonas sur la terre ferme. Probablement très soulageant pour la
bête mais surtout pour Jonas.( MIRACLE)
Alors, Dieu
s’adresse à lui :
« Ok mon homme ! …
pour la deuxième fois !… tu te lèves et tu embrayes en direction de
Ninive et tu fais ce que je t’ai demandé … cette fois
!!!! »
Pendant toute
une journée, Jonas marcha dans la ville et, tel une
automobile avec un gros haut-parleur sur le toit, il criait une
annonce, qui n’avait rien d’une invitation à une soirée de bingo
dans une salle paroissiale.
« ATTENTION !…
ATTENTION !… Faites quelque chose! … réveillez-vous ! car dans
quarante jours la ville va sauter !… je répète… la ville va sauter
!… et c’est Dieu qui va s’en charger !… ATTENTION !… ATTENTION
!…»
(on n’a pas
trouvé le message intégral malheureusement…)
On aurait pu
croire que Jonas aurait passé pour un illuminé, sous forte
médication, en proie à une violente crise hystérique. Mais ce fut le
contraire. Tout le monde l’a pris au sérieux. Même le maire de la
ville a fait publier un décret, ordonnant à tout le monde de se
plier à la volonté de Dieu, dans l’espoir de le voir changer ses
plans de destruction massive. Dieu ne resta pas insensible à ce
mouvement de masse, ce revirement, Il épargna la ville. Imaginez !…
120 milles personnes qui se tournent vers Lui en même temps
(MIRACLE). 120 milles personnes!!!… WOW !… qui d’entre nous a déjà
assisté à une conversion d’une telle envergure ????…
Moi j’ai déjà vu
près de 200 personnes le faire en bloc et croyez-moi, c’était la
fête !!!!…
Mais voilà,
Monsieur Jonas piqua sa crise.
« Tiens !… je te
l’avais dit !… tu n’avais pas besoin de moi pour faire éclater
ta puissance, ta gloire !…
Je le sais moi, de quoi tu
es capable !… ne te demande pas pourquoi je ne voulais pas venir ici
!…et puis… tue-moi donc !… je ne veux pas vivre ça plus longtemps
!… »
Et Dieu de
répondre :
« On se calme…on se
calme !… réfléchie à ce que tu dit avant de t’emporter de la sorte
!… »
Sur ces mots,
Jonas tourna les talons et sorti de la ville, en direction
« Est ». J’imagine qu’il n’était pas d’humeur à rire, et
qu’il en a bougonné un coup. Sa vitesse de marche devait se situer
quelque part entre la marche rapide et un début de
course.
Il se fait une
cabane et, bien installé à l’ombre, il observe ce qui se passe en
ville. De plus Dieu fit croître un ricin, une plante avec des
feuilles palmées (MIRACLE). La plante monta au-dessus de la tête de
Jonas ce qui eut pour effet de lui donner de l’ombre.
(Là
j’entends les puristes : « c’est impossible… une plante
de cette taille ne pousse pas du jour au lendemain… et bla bla
bla… » OK les « smats » on vous a entendu. Mais
voilà nous croyons que pour Dieu rien n’est impossible. Un point
c’est tout. Le bourdon n’est pas supposé avoir la capacité de
voler, selon les lois de la physique, mais voilà, la pauvre bête
l’ignore et vole toujours !…)
Mais revenons à
nos moutons. La plante a poussé et elle fait de l’ombre sur la
tête de Jonas. Dieu espère, que ça calmera la « poussée
d’hormone » de notre ami. Ce dernier fut très satisfait de la
présence de la plante.
Mais, il y a
un mais, le lendemain !… Dieu fit venir une bestiole rampante,
qui s’apparente à un ver. Ce dernier piqua le ricin et la plante
sécha. Un vent chaud de l’Est se lève en même temps que le soleil. Comme
la plante n’était plus, Jonas attrapa un bon coup de chaleur car
l’astre du jour lui plombait la calotte comme on dit chez nous. Les
neurones surchauffés de Jonas se placèrent en mode d’urgence,
provoquant un état de faiblesse généralisée sur lui. Encore une fois
Jonas péta sa coche et dit à Dieu :
« tue-moi !… cette vie
ne m’intéresse pas!…»
Dieu lui
répond :
« Tu
t’énerves à cause d’une plante ???… il y a de la lumière dans la
maison mais personne n'y habite ou quoi ??... sais-tu vraiment ce que tu
fais en ce moment????… »
Et Jonas de
répliquer :
« OUI
!… et jusqu’à ce que mort s’en suive! … »
Mais Dieu a
toujours une bonne réponse :
« alors écoute-moi
bien, mon petit garçon!… tu pleures sur le sort d’une plante, qui ne
t’a rien coûté en plantation, en entretien etc. Essaie pour le fun
de faire pousser une plante en une nuit et la faire périr en une
nuit. Il y a juste moi qui peut le faire ok ?… juste moi !… Je n’ai pas de leçon
à recevoir de toi. Pourquoi je n’épargnerais pas Ninive, une ville
avec de nombreux animaux, dont les habitants donnent parfois
l’impression que leur quotient intellectuel est comparable au degré
de température d’une belle journée, en fahrenheit !…»
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